Industrie canadienne de la minoterie des grains : Profil de l’industrie

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Définition

L’information contenue dans la présente section est tirée d’un certain nombre de sources, dont Statistiques Canada et les analyses sectorielles publiées sur le site Web d’Industrie Canada, dans Strategis. Dans le Système de classification des industries nord-américaines, le secteur de la minoterie des grains céréaliers porte le code de classe NAICS 311211 – Flour Milling. Cette classe englobe l’ensemble des activités liées à la « mouture » pour les produits alimentaires et à la production des mélanges de boulangerie (gâteaux, biscuits, muffins, beignes) et des préparations à base de pâte.


Structure

Selon le profil établi dans Strategis, 98 établissements canadiens appartiennent à cette classe sectorielle. Parmi ceux-ci, on retrouve 48 minoteries de farine de blé. Sept minoteries de farine d’avoine à échelle industrielle en font également partie, Les autres établissements sont essentiellement des minoteries spécialisées (au blé, à l’avoine, à l’orge et au maïs, s’ajoutent des fruits et légumes séchés, légumineuses et autres cultures de spécialité) ou des établissements de transformation secondaires produisant des mélanges de boulangerie et des préparations à base de pâte. Quelques-uns de ces établissements sont co-implantés avec des minoteries de farine de blé.

Les 98 établissements appartenant à cette classe sectorielle sont répartis de la façon suivante à travers le pays.

Province

Toutes les installations

Minoteries de blé

Minoteries d’avoine

Colombie-Britannique

10

4

0

Alberta

11

7

2

Saskatchewan

8

6

3

Manitoba

9

5

1

Ontario

26

18

1

Québec

31

6

0

Nouveau-Brunswick

1

1

0

Nouvelle-Écosse

2

1

0

Total

98

48

7


Expéditions

Les minoteries de blé canadiennes traitent annuellement 3,1 millions de tonnes de blé canadien approximativement, dont environ 75 % proviennent de l’ouest du Canada. La plus grande partie du blé moulu dans l’est du Canada est cultivée en Ontario, mais on produit aussi au Québec et dans les provinces atlantiques.

En tout, la farine et les autres produits de blé moulu destinés à la consommation humaine représentent environ 2,4 millions de tonnes annuellement. Le reste des produits de minoterie, c.-à-d., les « issues » ou sous-produits, est utilisé dans la production d’aliments destinés au bétail et aux animaux de compagnie. De petits volumes de farine de blé sont utilisés par le secteur de la transformation secondaire de produits non alimentaires.

Les minoteries de farine d’avoine canadiennes traitent environ 600 000 tonnes d’avoine de mouture chaque année. Ce sous-secteur canadien, qui dépend en grande partie du marché américain et détient une part disproportionnée de la production totale d’avoine de mouture en Amérique du Nord, a connu un essor considérable au cours des 15 dernières années.


Emplois :

L’industrie canadienne des minoteries de grains céréaliers emploie environ 1 400 travailleurs dans ses installations de production et 500 employés de plus dans diverses autres fonctions.

Impact sur les investissements

Au début des années 90, puis en 2018, l’industrie de la minoterie des grains s’est livrée à de vastes programmes d’expansion et de modernisation. L’expansion de la production suit la demande du marché, elle-même étroitement fondée sur la croissance démographique. On estime que le coût de remplacement de l’ensemble des établissements de mouture du blé et de l’avoine serait actuellement de 1,5 à 2 milliards de dollars.

Valeur des expéditions et valeur ajoutée

La valeur des expéditions du secteur d’une année à l’autre dépend en grande partie des fluctuations de la valeur des grains céréaliers sur les principaux marchés nord-américains. Au cours des dernières années, la valeur des expéditions du secteur était d’environ 1,2 milliards $, pour une valeur ajoutée approximative de 250 à 350 millions $.

Performance commerciale internationale

L’industrie canadienne des minoteries de grains céréaliers profite des ententes commerciales conclues en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain. Il existe de nombreux accords commerciaux bilatéraux pour les céréales, les produits de mouture des grains céréaliers et les aliments à base de produits céréaliers transformés, dont les produits de boulangerie, les céréales pour petit déjeuner et les mélanges de boulangerie. Avec l’entrée en vigueur des dispositions de l’ALENA, on assiste depuis plus d’une dizaine d’années à une augmentation graduelle, mais constante des volumes de produits échangés dans le cadre des accords bilatéraux. La balance commerciale a changé.

L’ALENA a contribué à l’expansion des installations de minoterie et de transformation secondaires régionales et nord-américaines.

Malgré la réputation d’excellence des céréales et des produits à base de grains céréaliers du Canada, le niveau des exportations de l’industrie des minoteries sur les marchés d’exportation est demeuré modeste. La plupart des pays développés disposent d’installations de minoterie en suffisance pour satisfaire à leurs besoins locaux, en plus d’une certaine capacité d’exportation de leurs produits de minoterie. La proximité régionale de ces installations concurrentes avec des marchés moins développés leur confère un avantage concurrentiel difficile à supplanter pour les minoteries canadiennes, particulièrement si l’on prend en compte les changements touchant les infrastructures de transport et portuaires en place dans certains marchés. En dépit de ces enjeux concurrentiels, l’industrie canadienne des minoteries parvient chaque année à expédier ses produits vers plus de 30 marchés d’exportation.